CONFÉRENCE DE HAUT NIVEAU DE L’UNION EUROPEENNE SUR LA CREATION D’EMPLOIS, LA CROISSANCE ET LA COMPETITIVITE A BRUXELLES : PARTICIPATION REMARQUABLE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BENIN

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L’Union Européenne a organisé à Bruxelles le 7 juin 2018, une conférence de haut niveau sur la création d’emplois, la croissance et la compétitivité en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre a connu la participation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin représentée par son Président Jean-Baptiste SATCHVI qui a eu l’occasion de faire de riches propositions, notamment la création d’un fonds de soutien du tutorat (au profit des jeunes) dans les entreprises de la sous-région et la création d’un fonds pour le financement des facteurs de production des entreprises.

A l’issue du 5ème sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) qui s’est tenu à Abidjan en novembre 2017, le Président de la Commission Européenne Jean Claude JUNCKER a annoncé le lancement d’un plan d’investissements externe de près de 44 milliards d’euros pour l’Afrique, sur la période 2018-2020. Le but ultime de ce plan est de créer de nouvelles possibilités d’emplois pour les jeunes sur le continent africain afin de lutter efficacement contre les flux migratoires.

A travers ce plan d’investissements, l’Union européenne veut donner l’exemple en développant des partenariats plus efficaces, allant au-delà de l’aide traditionnelle au développement, par exemple à travers la mise en place de fonds de garantie auprès des banques, pour qu’elles financent les PME, ou à travers une assistance technique (Conseils, tutorat…) à ceux qui entreprennent sur le continent, de préférence dans les énergies renouvelables et la connectivité, l’agriculture, l’agro-industrie et le numérique. C’est pour cette raison que l’Union Européenne a pris l’initiative de cette conférence de haut niveau pour discuter avec l’ensemble des acteurs des secteurs privé et public de l’Afrique de l’Ouest en vue d’identifier les réformes urgentes à mettre en place pour une utilisation efficace du PIE dans cette région de l’Afrique.

Conviée à cette grande rencontre, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin a fait une participation remarquable aux travaux organisés en trois panels différents. Les thématiques abordés au cours de ces panels sont relatifs à :

  • le développement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) en Afrique de l’Ouest pour créer des emplois de qualité.
  • les investissements agro-industriels durables
  • la création d’emplois et le développement durable à travers les solutions numériques

Ainsi, dans la perspective d’assurer à moyen terme la création d’emplois qualitatifs et décents pour les jeunes de l’Afrique de l’Ouest,  l’institution consulaire s’est intéressée à la thématique de l’insertion des jeunes au sein des entreprises privées qui constituent un véritable viviers d’emplois dont tout le potentiel n’est pas exploité. La Chambre de Commerce, par la voix de son Président a proposé aux participants à cette conférence de haut niveau, la mise en place d’un fonds qui finance un programme de tutorat des jeunes diplômés au sein  des entreprises. Dans le principe, il s’agit d’accompagner les entreprises à recruter dans divers secteurs ou métiers, plusieurs jeunes qui seront mis sous tutorat de cadres et d’experts qualifiés, officiant au sein de ces entreprises. Cet accompagnement permettra aux entreprises de renforcer leur capacité à consommer directement les jeunes diplômés, de combler leurs besoins en matière de ressources humaines opérationnelles et de préparer les jeunes à assumer progressivement des fonctions de cadre au sein des entreprises pour lesquelles ils auraient bénéficié d’un tutorat. Pour les jeunes à la recherche d’emplois, ce fonds permet l’insertion rapide en entreprise, l’apprentissage immédiat de la vie et de la culture d’entreprise, ainsi que la découverte des enjeux de leur métier dans leur environnement. Le programme de tutorat est structuré de sorte à ne pas créer une charge salariale supplémentaire aux entreprises qui y adhèrent en ce sens que la rémunération des jeunes qui intègrent les entreprises devra être financée à une valeur de 80% voire 90% par le fonds.

Au sujet de la problématique du financement de l’agriculture et des pme/pmi, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin a proposé, là aussi, la mise en place d’un fonds destiné au financement des facteurs de production pour les entreprises agricoles. En effet dans la mise en œuvre de leur projet agricole, les entreprises de la sous-région font face à plusieurs défis, notamment en ce qui concerne les facteurs de production (eau, électricité, machines, engrais etc.) afin de réduire les charges des entreprises agricoles et améliorer leur productivité. De même, en ce qui concerne le financement des pme/pmi présentes dans le secteur agricole, il a été soulevé la question des taux d’intérêts des crédits accordés qui ne devraient plus aller au-delà de 5% afin de permettre une production agricole de qualité et qui s’offre les capacités de nourrir toute la région de l’Afrique de l’Ouest.

Au total, cette conférence a été une initiative appréciée, elle a connu la participation de plusieurs chambres de commerce, dont la Fewacci qui est intervenue pour que les fonds disponibles dans le  programme d’investissements extérieurs de l’Union Européenne, pour le développement des pme/pmi, soient directement mis à leur disposition à travers un mécanisme nouveau de financement qui n’inclut plus les banques primaire. La conférence a également été une occasion pour le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin d’avoir des échanges avec quelques partenaires de son institution notamment la Directrice du Centre de Commerce International, Madame Arancha GONZALEZ, le Ministre burkinabè de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Monsieur Harouna KABORE. De plus, la conférence a permis de repréciser l’importance d’un partenariat public-privé rentable pour la région, notamment avec une grande participation du secteur privé dans la résolution des défis de l’espace Cedeao notamment. A cet effet, outre le Président de la CCIB, le secteur privé béninois était fortement représenté par Monsieur RIBOUX du CIPB, Madame Gladys TAWEMA, Madame Bertille MARCOS des fruits TILLOU. Il faut également remarquer la présence des cadres du ministère de l’Economie et des Finances ainsi que l’Ambassade du Bénin près le Royaume de Belgique à travers l’Ambassadeur AKPLOGAN et son chargé des affaires économiques.

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